C’est sur le mode de la couleur et de l’image que se raconte l’histoire de la littérature. Parascolaire mais pédagogique cette exposition, guide pour une autre lecture a été réalisée avec le soutien du magazine Lire, du ministère de la coopération et de l’association des alliances françaises.
Conception et réalisation : Nicole Priollaud
Maquette : Anne Mattler
22 panneaux couleurs 76×114 cm
25 M linéaires
conditionnement : 1 carton 80×20x20 cm poids : 8,5 kgs
Location : la semaine 190 € / 15 jours 350 € / 3 semaines 450 € / le mois 500 €
Vente : plastifiée 595 € / non plastifiée 275 €
Frais de port : 17 €
« C’est un métier de faire un livre comme de faire une pendule. » Jean de La Bruyère. Du copiste à l’auteur, l’écrivain devra attendre le XIXe siècle pour se voir reconnaître un droit d’auteur et pouvoir vivre de son art.
« Ce vice impuni, la lecture. » Valery Larbaud. Le passage de la tradition orale à la tradition écrite se fera progressivement grâce à l’invention de l’imprimerie qui révolutionnera les habitudes de lecture.
« Les périodes c’est peut-être très commode pour les historiens mais dans la vie ça n’existe pas. » Louis Aragon
L’arbre généalogique de la littérature française prend racine dans le jardin des idées, où souffle, des quatre points cardinaux, le vent des cultures étrangères.
« Je ne bâtis que pierres vives, ce sont des hommes. » François Rabelais. L’idéal humaniste est une école de rigueur de liberté et d’enthousiasme. La pensée humaniste permettra à l’Europe de passer du moyen-âge à la renaissance.
« Il faut instruire et plaire. » Jean de La Fontaine. Point fixe en dehors de l’espace et du temps,le classicisme exprime une tendance universelle et un âge d’or, l’apogée de toute civilisation. Le classicisme rayonne traditionnellement mais arbitrairement sur tout le XVIIe siècle durant le règne du roi soleil.
« Le Romantisme est dans la manière de sentir. » Charles Beaudelaire. Des héros noirs aux barricades de l’histoire, le romantisme est une épopée de l’esprit en ombre et en lumière. « Un classique c’est un romantique arrivé. » Edgar Degas
« La terre est bleue comme une orange. » Paul Eluard. Enfants de Freud, les surréalistes sont oniriques mais pas psychanalitiques. Le sommeil hypnotique est une technique pour faire du rêve un moyen de création. Sans compter que de rêve à révolution il n’y a qu’un pas.
« ô charme d’un néant follement attifé. » Charles Beaudelaire. Ou quand la forme prend le pas sur le fonds. Préciosité; dandysme, snobisme, hermétisme, Parnasse … autant d’époques, autant de styles. Qu’en retiendra l’histoire ?
« Changer la vie. » Arthur Rimbaud. Où l’action serait la soeur du rêve. L’engagement est une tradition depuis l’humanisme mais notre siècle met l’écrivain au pied du mur de la littérature. A quoi ça sert ?
« Il y aura toujours une pelle au vent dans les sables du rêve. » André Breton. L’ennui naquit un jour de la réalité. Le rêve entre en littérature avec le romantisme et le surréalisme en fera le ressort systématique de son inspiration.
« Condamnés à expliquer le mystère de la vie, les hommes ont inventé le théâtre. » Louis Jouvet. Dès le moyen-âge, deux traditions se sont développé parrallèlement. L’une, religieuse, débouchera sur la tragédie le sérieux et le mélo; l’autre la farce qui donnera naissance à la Comédie, au Boulevard et plus récemment au café-théâtre.
« Un poète est un monde enfermé dans un homme. » Victor Hugo. Genre premier et universel. Depuis les poètes de la Pléiade en passant par le poète romantique, mage ou prophète, le débat est ouvert : technique ou inspiration.
« Un roman est comme un archet, la caisse du violon qui rend les sons, c’est l’âme du lecteur. » Stendhal. Le roman d’origine courtoise illustre un idéal de société raffinée et pacifique dominé par les femmes. Fait pour être lu et non plus chanté, il engendrera un spécimen nouveau, la lectrice.
« Deux pigeons s’aimaient d’amour tendre. » Jean de La Fontaine. L’idéal est féminin, comme les délices, amours et orgues où se complaît l’exception grammaticale.
« Vivre, c’est apprendre à mourir. » Montaigne. Thèmes récurents de la littérature, de « La Vie devant Soi » à « Mort, où est ta Victoire ? ».
« La littérature est une propriété de l’esprit. » Paul Valéry. Des salons littéraires à l’Académie, pour un fauteuil ou pour un prix, qu’est-ce-qui fait courir les écrivains ?
« Gens de lettres… comme gens d’armes. » Honoré de Balzac. Rabelaisiens, Balzaciens ou Proustiens : quand l’auteur perd son patronyme dans le langage courant, c’est qu’il a été rattrapé par la postérité et le mythe. De même il est des personnages littéraires devenus noms communs.
« La femme est l’avenir de l’homme. » Louis Aragon. Elle est d’abord inspiratrice et égérie, modèle éternel de beauté et de pureté. Création fragile et douce, tendre, maternante et dévouée, aux pieds de laquelle s’accumulent trophées et dépouilles. Puis après l’oppression le silence et le cri, les femmes sont devenues écrivains.
« Un métier à métisser les imaginaires. » René Depestre. Langue de coeur, langue maternelle, langue d’emprunt, mais jamais langue de bois. La Francophonie est un plus que parfait dans l’affrontement souvent douloureux avec la langue du colonisateur.
« Les mots sont les passants mystérieux de l’âme. » Victor Hugo. Le baptême des mots passe parfois par la littérature et la langue s’émaille d’appellations plus ou moins contrôlées où les auteurs, le plus souvent à titre posthume, impriment au-delà des livres leur vision du monde : Machiavélisme, Dantesque, Sadisme, Marivaudage, Bovarysme …